Réalité virtuelle : les villes intelligentes sont prêtes !

La réalité virtuelle, une technologie immersive qui permet au public d’interagir avec des mondes imaginaires, a créé une vague d’excitation au cours des dernières années. La RV existe depuis les années 80, mais les progrès de la puissance de calcul et des techniques de suivi de mouvement ont permis de produire des expériences virtuelles sophistiquées beaucoup moins chères. Les explications de Daniel Sperling.

Il s’agit d’industries en croissance ; au cours des 5 dernières années, la demande d’ingénieurs RV/RA a augmenté de 300%. Daniel Sperling pense qu’il n’est pas difficile pour les villes, comme Marseille, de s’impliquer dans la RA et la RV pour leur bénéfice économique.

Marseille peut créer des emplois bien rémunérés dans ses collectivités en les aidant à obtenir les installations et les ressources nécessaires pour produire des applications de RA et de RV. Plus important encore, si les villes peuvent introduire la RA et la RV dans leurs écoles d’une manière réfléchie, elles peuvent donner à leurs élèves une base solide en pensée computationnelle – en les préparant à de nombreux parcours professionnels différents.

L’emploi et l’éducation

L’emploi et l’éducation ne sont pas les seuls moyens par lesquels ces technologies émergentes peuvent aider les villes? « Elles peuvent aussi être un atout pour la planification urbaine et l’engagement citoyen » indique Daniel Sperling. La RA et la RV sont chacun des types de médias dits immersifs, des technologies qui mettent l’information (généralement visuelle) tout autour de l’utilisateur. Vous ne regardez pas seulement les médias immersifs – vous interagissez avec eux, et ils font partie du monde qui vous entoure. Cela offre des occasions intéressantes de repenser la façon dont les citoyens s’engagent – vous l’avez deviné – dans le monde qui les entoure.

La RV et la RA le font de façon légèrement différente. RV utilise du matériel spécial pour transporter les utilisateurs dans des mondes complètement différents. Il peut s’agir d’un moyen utile de permettre aux gens de faire l’expérience de ce que cela peut être de passer du temps dans un nouveau parc ou un nouveau musée, par exemple.

La RV peut être une nouvelle façon passionnante d’expérimenter l’espace, la RV, mais elle est généralement considérée comme étant plus accessible. Alors que la plupart des appareils de RV disponibles dans le commerce exigent des utilisateurs qu’ils enfilent de gros casques munis de lunettes de protection couRVant tout le champ de vision (ce qui n’est pas exactement une expérience subtile !), les applications de RV peuvent fonctionner sur les mêmes téléphones et tablettes que les gens portent chaque jour, utilisant des algorithmes de vision par ordinateur pour superposer images, texte et autres informations à l’écran.

La RA consiste à superposer l’information visuelle sur le monde réel. L’application RA d’IKEA, qui permet aux clients de balayer les pièces pour visualiser comment les meubles peuvent s’intégrer dans leur espace, en est un bon exemple, tout comme le tapis que nous avons illustré dans un article de blog précédent. Il n’est pas difficile d’imaginer comment une ville pourrait faire quelque chose de semblable pour un certain nombre de projets de développement ou d’infrastructure. Pensez à ces dessins « d’artiste » qui sont inclus dans tant de propositions, mais qui sont totalement immersifs et interactifs.

La technologie au service de la ville

Que se passerait-il s’il existait une application de RA qui permettrait aux gens non seulement de visualiser et d’imaginer les changements proposés à leur environnement bâti, mais aussi d’y participer réellement ? En d’autres termes, que se passerait-il si leurs idées et leurs opinions ne vivaient pas seulement dans l’espace virtuel d’une application, mais pouvaient en fait être transmises à ceux qui prennent les décisions – les architectes, les urbanistes, les conseils de surveillance et les conseils municipaux ?

Les technologies immersives d’aujourd’hui fonctionnent sur des machines déjà connectées à Internet (téléphones, tablettes et ordinateurs), ce qui ouvre un moyen économique et accessible de transmettre ce type d’information entre les villes et leurs citoyens.

« La technologie est déjà là » rappelle Daniel Sperling, « il s’agit maintenant de la développer pour en faire le bon type d’outils, de concevoir les interfaces, de décider quel type d’information recueillir et comment l’intégrer dans les systèmes civiques existants! ».

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